La seigneurie de Boussac, Huriel et Sainte Sévère devient au 13ème siècle la propriété de la famille de Brosse.
En 1375, Jean Ier de Brosse, fils de Pierre II de Brosse et de Marguerite de Maleval, naquit au château d’Huriel. Il était hardi et combattif. Il participa à la Guerre de Cent Ans qui opposait les Bourguignons, (partisans de Henri VI, roi de France et d’Angleterre) et les Armagnacs (partisans de Charles VII, alors dénommé le « Petit roi de Bourges »).
Charles VII le nomme chambellan, puis « maréchal de France » en 1426. Il occupe ainsi la seconde place dans la hiérarchie militaire du royaume, derrière le Connétable.
Le maréchal montre sa vaillance au combat. Il est de toutes les batailles (la Journée des Harengs à Rouvray Saint Denis, le siège de Beaugency, la bataille de Patay, le siège de Senlis, puis de Rouen). C’est en 1429 lors de la reprise d’Orléans assiégée par les Anglais qu’il rencontre Jeanne d’Arc auprès de laquelle il combattra jusqu’à sa capture.
Durant toutes ces années de guerre, Jean de Brosse ne reçoit aucun subside du roi et doit pourvoir aux besoins de ses troupes sur sa cassette personnelle. Il a, par ailleurs, entrepris de réhabiliter le château de Boussac, mis à mal par des troupes anglaises. Il se trouve ainsi dans une situation financière extrêmement précaire.
En 1427, pour se constituer un peu de trésorerie, il se résout à affranchir la Ville de Boussac moyennant le versement immédiat de 1 000 écus d’or et une rente perpétuelle d’un boisseau de blé par habitant et par an. Obligés d’assurer eux-mêmes leur sécurité, les habitants se hâtent donc de ceinturer la ville de remparts, renforcée de tours de défense sans solliciter l’autorisation royale. En 1447, le roi Charles VII confirmera la charte octroyée par Jean de Brosse, moyennant le versement à la couronne d’une somme de 700 écus d’or.
Le maréchal mourut en 1433, âgé de 58 ans, dans son château de Boussac.
Criblé de dettes, il ne pouvait, selon l’usage, être inhumé en terre chrétienne, ce qui le condamnait à une damnation éternelle. Pour le préserver de cette funeste malédiction, ses héritiers entreprirent de rembourser ses dettes. Il put ainsi être inhumé dans l’abbaye de Bonlieu, proche de Boussac, où sa tombe n’a jamais pu être identifiée avec certitude.